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David pyon Psychopraticien & Coach à Besançon

Dépasser ses phobies grâce à la réalité virtuelle

17 Oct 2022 David pyon therapie

La réalité virtuelle, l’outil idéal pour vaincre les phobies

Si la vue d’une araignée vous transforme illico en reine du 100 mètres, si vous renoncez aux plages de sable blanc par crainte de prendre l’avion ou si la seule idée d’un lieu très fréquenté est source de tachycardie, vous êtes très probablement phobique. Or, loin d’en rire, ces situations peuvent être véritablement handicapantes dans la vie de tous les jours. Il convient donc d’agir, car il est possible de surmonter la phobie rapidement grâce aux avancées numériques. La réalité virtuelle au chevet de vos frayeurs ? Oui, et je vous explique pourquoi c’est probablement l’outil le plus efficace pour la désensibilisation.

La phobie, une peur maladive

Définie comme un trouble d’anxiété intense et irraisonné, la phobie peut toutefois empêcher toute vie sociale. Dans ce cas, elle est à considérer comme une maladie à part entière, du fait de son retentissement sur le plan personnel, familial et professionnel.

Selon les statistiques, elle touche environ 10 % de la population, soit plus de 6 millions de personnes, à des degrés divers.

De l’aversion des animaux à celle de la foule en passant par l’angoisse du vide ou l’impossibilité de prendre l’ascenseur, plusieurs milliers de situations sont susceptibles de déclencher une crise d’angoisse chez le phobique. 

 

Il faut rappeler que la peur n’est pas un problème en soi. Il s’agit d’une réaction physiologique qui émane de la partie reptilienne du cerveau. Celle-ci est le centre névralgique de nos réflexes archaïques, comme le besoin de s’alimenter ou de se reproduire ainsi que de tous les réflexes primitifs, de l’agressivité à l’instinct de survie.

C’est l’amygdale, une petite glande en forme d’amande à la base du cerveau, qui analyse ce qui est susceptible de mettre en jeu notre vie. Si elle perçoit une situation comme étant dangereuse, elle envoie immédiatement des stimuli qui génèrent des réactions comportementales hors de tout raisonnement. En quelques millièmes de seconde, le cerveau et le corps sont inondés par la peur et entraînent la fuite ou la défense.

 

C’est ce qui se passe pour la personne qui souffre de phobie, à ceci près que l’objet de son appréhension n’engendre pas un danger réel pour sa vie.

La cause de cette peur irrationnelle

La plupart du temps, l’origine de la phobie est à chercher dans l’enfance, même si elle a tendance à s’exprimer à partir de l’adolescence, lorsque l’organisme est exposé aux bouleversements physiologiques.

Elle peut également être un phénomène mimétique. L’enfant épouse les craintes de ses proches et, par exemple, si sa maman craint les araignées, il y a de fortes probabilités pour qu’il éprouve lui-même cette frayeur.

Elle peut aussi survenir à la suite d'un événement traumatique.

Les symptômes de la phobie

Il y a plusieurs critères d’appréciation, mais devant la situation, l’objet ou l’animal redouté, la peur est systématique, démesurée et insurmontable.

Par ailleurs, elle déclenche souvent une stratégie d’évitement : la personne fait tout pour ne pas se retrouver devant ce qu’elle craint.

 

La symptomatologie physique et psychologique est celle liée à la terreur :

  • crise d’angoisse qui peut aller jusqu’à l’attaque de panique,
  • tremblements, frissons,
  • sensation d’étouffement, difficultés à respirer,
  • accélération du rythme cardiaque, palpitations,
  • paralysie, incapacité de bouger,
  • nausées,
  • sueurs,
  • démangeaisons…

 

L’intensité de ces manifestations est variable selon les phobiques, mais certains déclenchent même une anxiété d’anticipation. Il leur suffit d’y penser pour ressentir un malaise ou déclencher des TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs).

 

Dans ces cas extrêmes, elle est considérée comme pathologique. La prise en charge par un professionnel s’impose, surtout si le risque de rencontrer la situation est quotidien.

Quand vaincre la phobie devient crucial

Il existe des milliers de phobies recensées et parmi elles, certaines sont très fréquentes. Elles peuvent devenir un véritable handicap, un obstacle à la vie sociale ou professionnelle.

C’est le cas pour :

  • l’agoraphobie, la peur des lieux publics et de ne pouvoir en sortir,
  • la claustrophobie, la peur des lieux clos,
  • les phobies sociales, peur de rougir, de parler en public, d’être rejeté, jugé…
  • l’amaxophobie, la peur de conduire,
  • l’aérophobie, la peur de l’avion,
  • l’hypocondrie, la peur d’être malade,
  • l’émétophobie, la peur de vomir ou de voir quelqu’un vomir,
  • ainsi que certaines zoophobies (souris, chat, chien…) car il est inimaginable de ne pas en croiser au hasard des rues.

 

D’autres, bien que plus rares, s’avèrent néanmoins très perturbantes, comme la peur du vide, des escaliers, des pieds, des ponts, des nuages, des orages, du sang…

 

Dès lors que la souffrance est permanente et implique le développement d’addictions ou de troubles somatiques, la désensibilisation s’impose.

La réalité virtuelle au secours des phobiques

Le soutien psychologique est essentiel, car si l’angoisse de la personne est irrationnelle, elle est bien réelle.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la programmation neuro-linguistique (PNL) et l’EMDR, la thérapie par le mouvement oculaire, constituaient la meilleure approche dans le traitement thérapeutique de ce type d’anxiété jusqu’à l'apparition d’un nouvel outil : la réalité virtuelle.

Testée avec succès en milieu hospitalier pour le traitement des troubles du comportement et des addictions, elle est désormais employée par les thérapeutes, notamment dans le cadre des phobies, car elle donne d’excellents résultats.

Grâce à des solutions matérielles et logicielles, le souffrant est plongé dans un décor virtuel où des stimuli auditifs et visuels recréent les conditions anxiogènes.

Lors de la projection, le phobique est accompagné en permanence par le thérapeute qui y associe le plus souvent les protocoles de l’EMDR pour désensibiliser en profondeur et en douceur.

Notez que des essais sont réalisés avec des situations relaxantes afin que le phobique s’habitue au matériel. Plusieurs séances sont nécessaires, car l’exposition au déclencheur est progressive.

 

Psychopraticien rompu aux thérapies brèves, je suis convaincu que la TERV (Thérapie par Exposition à la Réalité Virtuelle) est particulièrement adaptée, car les effets de l’exposition au stress sont immédiatement visibles et aussitôt pris en charge.


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